La ville Echemaia, à l’époque nommé “Alkasba”, doit son nom à une usine de fabrication de bougies. Elle s’étend du nord au sud sur 90 km environ, coupé au Nord par la route  de Marrakech à Mogador et par l’Oued Tensift.

    Elle enferme quelques massifs de collines molles, dont celles du Sud constituent le gisement phosphatier de Louis Gentil. Près de la capitale, dont les seuls habitants français étaient des fonctionnaires, à l’exception du propriétaire de la cantine locale, se trouve le lac Zima, exploité comme saline. Ce lac, situé à 2km de la ville de Echemaia, s’étend sur une superficie de 600 hectares. C’est un espace écologique et touristique. Ce bassin entouré de collines et alimenté en eau salée attire chaque année de nombreux flamands roses qui viennent s’y nourrir de la crevette L’artmia.

    Saumâtre était l’eau que les éoliennes au centre  allaient pomper péniblement à 60 mètres sous terre, et il fallait chercher l’eau potable à deux kilomètres de là dans des haquets à bras surnommés botellas, que manipulaient des prisonniers. Echemmaia est la première ville dans la région Rouge. Elle est entrée dans l’histoire grâce à l’école des “Oumara”, construite  dans l’ère du Sultan Mohammed Ben Abdellah. Les Oumara y venaient pour apprendre à monter à cheval, au tir et à lire le coran.